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Feu Grégeois

Quand le feu du désir brûle mes bras glacés

Quand la lave à nouveau envahit ma peau fine

Quand l'océan de flammes tambourine à mes tempes

Surmonter l'évidence ne saurait m'effleurer

Je succombe à l'envie, la tendresse assassine

Car ce feu est mon âme qui s'élance sur la rampe

Métallique et caustique de mes doigts acérés

Dans le creux de ma chair je dessine un futur

Brûlant, incandescent, avenir enflammé

Je libère les braises de leurs cendres serrées

Je ravive les flammes qui aux larmes carburent

Et dans une étincelle je vais me rallumer

Le volcan sous ma peau s'épanouit et fleurit

Gronde et vibre et résonne l'écho de sa chaleur

Je transpire sous le voile de cette envie violente

Je m'adonne au péché et ma chair se flétrit

Le désir me consume, calcine mes humeurs

Assouvi, il me brûle plus que l'onde précédente

Les vallées et les plaines qu'il laisse derrière lui

Ruissellent d'un or pur, liquide et incendiaire

Qui bien vite durcit au contact abrasif

D'un air glacé, blessé, pour qui plus rien ne luit

Je perds ce qui me crée et crée ce qui me perd

Vers d'autres cieux fanés je coule d'un pas vif

Ma bouche me libère, me tue, me rend la vie

Se délecte du mal, et du sel qui me ronge

Elle dessine l'absence et me rend ma substance

L'impatience palpite au creux de mon envie

Je m'étire et m'enroule, tel un chat qui s'allonge

Repus, pourtant jamais satisfait de ma danse

J'ai encore soif, encore, j'ai le corps en fusion

Le métal dans mes veines chauffe à blanc ma luxure

Je subis les assauts qui conduisent à l'ivresse

Un sursaut de vigueur me mène à l'implosion

Ma main glisse et dérape, ma peau chante et murmure

Au gouffre qui me happe un aveu de hardiesse

Mes doigts créent un chemin vers le froid qui m'appelle

Sans m'apaiser, l'eau claire avale ma carcasse

Je me noie dans mes crimes, profane l'immaculé

Putréfie l'onde pure, surface de scalpel

Par mon cadavre vif dont la peau pèle et casse

Liquide opaque, poisseux, pas de miraculé


9 octobre.

 
 
 

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